vendredi 13 février 2009

Mission Larcher à Lyon (le Progrès)

Vendredi 13 Février 2009

Débat

Organisation territoriale : à la découverte des recettes lyonnaises



Conduits par Gérard Larcher, le président de la haute assemblée, les parlementaires membres de (retenons notre souffle) « la mission temporaire du Sénat sur l'organisation et l'évolution des collectivités territoriales » n'ont pas fait, hier, le voyage de Lyon pour rien. Non seulement, et comme ils le souhaitaient, ils ont pu rencontrer les élus locaux mais surtout assister à un échange d'idées d'une excellente tenue organisé par le conseil général, la chaîne Public Sénat et le Progrès. Cette visite lyonnaise, qui s'inscrit parmi d'autres, avait un but : réfléchir à ce que pourrait être une réorganisation des institutions territoriales dans une région caractérisée par la présence d'une très grande métropole. Or, en écoutant les grands élus locaux qui se sont exprimés sur cette question, les sénateurs se sont vite aperçus qu'entre hommes de gauche et de droite existait presque un consensus dicté il est vrai par le bon sens et l'expérience.

Premier constat, qui décevra ceux qui veulent en finir avec le fameux « mille-feuille administratif », personne ici ne veut voir disparaître un échelon quelconque. A entendre Michel Mercier (conseil général), Gérard Collomb (Grand Lyon), Jean-Jack Queyranne (région) ou encore Dominique Perben, tous se justifient à condition, toutefois, de redéfinir les compétences de chacun.

Second constat, l'unanimité existe aussi en ce qui concerne le devenir de la communauté urbaine de Lyon. Laquelle doit nécessairement s'étendre et assumer des compétences élargies y compris celles relevant jusqu'à présent du département. Pour Gérard Collomb, la communauté urbaine détiendrait ainsi tous les leviers d'une politique de proximité, notamment dans le domaine économique, alors qu'il reviendrait à la région de fixer les grandes orientations. Une telle réorganisation impliquerait, bien sûr, que les élus communautaires soient désignés au suffrage électoral direct.

Plus de flou, en revanche, entoure le destin promis au département. Pour Michel Mercier, il lui reviendra de « servir de colonne vertébrale » aux territoires ruraux restés à l'extérieur de métropole. Mais dans ce cas faudra-t-il en repousser les frontières pour lui donner poids et cohérence ? La réponse reste en suspens. Comme d'ailleurs la nature des relations que doit nécessairement nouer la métropole lyonnaise avec sa voisine stéphanoise et le Nord-Isère si elle veut espérer vraiment rivaliser avec ses rivales européennes.

« Contrairement à ce que nous avons vécu lors d'un déplacement analogue à Bordeaux, nous nous apercevons que dans la région lyonnaise il existe déjà une réflexion très aboutie sur cette question de la réforme territoriale » nous confiait, hier, un sénateur. Reste à savoir ce que fera la loi prochaine de toutes ces idées.


R.R

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